Interview sur les hauteurs de Kingston avec SHERKHAN l'unique producteur français installé en Jamaïque.
Comment as tu atterri dans la Musique ?
J'ai acheté une guitare quand j'avais 18 ans et de la j'ai commencé à m'intéresser a la musique.
Qu'est ce qui t'a pousse a venir t'installer ici en Jamaïque ?
Le reggae m'a emmené ici, je suis arrive en 2003, c'est l'endroit au monde ou il y a le plus de musique, je voulais voir ce qui s'y passait...
Ton histoire avec le reggae ?
C'est venu assez tard, ça remonte à l'époque de « Who Am I » de Beenie Man (1997).
Comment tu t'es fait accepter en tant que blanc dans le business de la musique ?
La qualité de mon boulot fait que de gros artistes viennent enregistrer chez moi. Mais c'est jamais gagne, c'est une lutte infernale. Une fois que tu es lance c'est bon même si il y a certaines personnes un peu bornées par rapport a la couleur de peau. Des artistes comme Capleton ou Sizzla estime mon travail donc ça me prouve que je peux continuer a faire mon truc !
Tu as ton propre studio et ton label Tiger records, comment travailles tu ?
Un studio en Jamaïque c'est un énorme pouvoir. Je bosse pour des artistes et fais aussi du studio time pour vivre et aussi pour payer mon loyer. A cote je fais mes propres prods, mes riddims. Je mix mes sons et quand les artistes passent je leur propose mes trucs. Grâce a ça les gens me connaissent aujourd'hui a Kingston !
Quels sont les artistes que tu développes ?
Diana Rutherford, c'est une des supers voix de la Jamaïque, elle a gagne pas mal de talent show et fait son premier disque a 12 ans, elle avait été a l'époque numéro 1 au Japon avec un titre. Avec elle on taf sur un gros projet, on doit avoir a peu près 20 morceaux de prêts. Il y a aussi Blessed une autre fille et Juvenile et Jah Trouble : 2 petits kids de la rue (16 ans). Juvenile mendie et lave les par brises aux feux et Trouble est un petit Bad man du Ghetto, j'essaie de les faire taffer ensemble sur des prods. Il y a aussi des projets avec Zino, Perfect et Norisman.
Les bons et les mauvais côté de la Jamaïque ?
Les bons cotes c'est la musique, la fête, les joints, les filles, il fait beau tout le temps, les plages... On peut sortir tous les soirs de la semaine dans des gros sons ou tu croises Elephant Man a cote de toi en train de danser. Les mauvais cote : c'est ce que tout le monde connaît, les meurtres, la police qui tue, la corruption...
Le souvenir d'une grosse claque en Jamaïque ?
Quand tu ressens la foule monter en soirée a l'arrivée d'un artiste super hype, ressentir cette énergie, c'est un truc unique, voila le genre de claque que je prend ici...
L'avenir ?
Je souhaite que le label pète ! Je sent que ça devient sérieux, les artistes avec qui je bosse ont vraiment un truc. C'est un pari !
Te sens-tu privilégié d'être le seul français a produire a Kingston ?
Il y a beaucoup de gens qui passent mais peu ou pas qui restent. Je pense que je suis en train de gagner ma place petit a petit. Je me rendais pas compte de France de ce que représentait le reggae dans le monde et en venant ici, je vois qui vient le plus a Kingston. Les blancs que je croise sont allemands, japonais et italiens, c'est pratiquement tout. Les français se font rares en Jamaïque, on reste un pays a la bourre en matière de Reggae/Dancehall.
Ca fait quoi de voir Capleton débarquer dans son studio ?
Maintenant je vois vraiment ça comme un taf,. La première année j'aurais été super content, excite mais le studio c'est du boulot ! Cela dit avoir un gros artiste chez soi ça fait quand même super plaisir ; )
Un conseil pour ceux qui souhaiteraient venir en Jamaïque ?
Moi j'aime les endroits un peu guerriers, j'ai le goût du risque, la ou tu trouves des vrais gens, pas ceux qui vont te faire des sourires alors que tu les connais pas... Sinon y'a plein de jolis endroits en Jamaïque comme Long Bay etc. Moi je suis un Kingstonien, j'aime la city, tout se passe ici !!!!!
Comment as tu atterri dans la Musique ?
J'ai acheté une guitare quand j'avais 18 ans et de la j'ai commencé à m'intéresser a la musique.
Qu'est ce qui t'a pousse a venir t'installer ici en Jamaïque ?
Le reggae m'a emmené ici, je suis arrive en 2003, c'est l'endroit au monde ou il y a le plus de musique, je voulais voir ce qui s'y passait...
Ton histoire avec le reggae ?
C'est venu assez tard, ça remonte à l'époque de « Who Am I » de Beenie Man (1997).
Comment tu t'es fait accepter en tant que blanc dans le business de la musique ?
La qualité de mon boulot fait que de gros artistes viennent enregistrer chez moi. Mais c'est jamais gagne, c'est une lutte infernale. Une fois que tu es lance c'est bon même si il y a certaines personnes un peu bornées par rapport a la couleur de peau. Des artistes comme Capleton ou Sizzla estime mon travail donc ça me prouve que je peux continuer a faire mon truc !
Tu as ton propre studio et ton label Tiger records, comment travailles tu ?
Un studio en Jamaïque c'est un énorme pouvoir. Je bosse pour des artistes et fais aussi du studio time pour vivre et aussi pour payer mon loyer. A cote je fais mes propres prods, mes riddims. Je mix mes sons et quand les artistes passent je leur propose mes trucs. Grâce a ça les gens me connaissent aujourd'hui a Kingston !
Quels sont les artistes que tu développes ?
Diana Rutherford, c'est une des supers voix de la Jamaïque, elle a gagne pas mal de talent show et fait son premier disque a 12 ans, elle avait été a l'époque numéro 1 au Japon avec un titre. Avec elle on taf sur un gros projet, on doit avoir a peu près 20 morceaux de prêts. Il y a aussi Blessed une autre fille et Juvenile et Jah Trouble : 2 petits kids de la rue (16 ans). Juvenile mendie et lave les par brises aux feux et Trouble est un petit Bad man du Ghetto, j'essaie de les faire taffer ensemble sur des prods. Il y a aussi des projets avec Zino, Perfect et Norisman.
Les bons et les mauvais côté de la Jamaïque ?
Les bons cotes c'est la musique, la fête, les joints, les filles, il fait beau tout le temps, les plages... On peut sortir tous les soirs de la semaine dans des gros sons ou tu croises Elephant Man a cote de toi en train de danser. Les mauvais cote : c'est ce que tout le monde connaît, les meurtres, la police qui tue, la corruption...
Le souvenir d'une grosse claque en Jamaïque ?
Quand tu ressens la foule monter en soirée a l'arrivée d'un artiste super hype, ressentir cette énergie, c'est un truc unique, voila le genre de claque que je prend ici...
L'avenir ?
Je souhaite que le label pète ! Je sent que ça devient sérieux, les artistes avec qui je bosse ont vraiment un truc. C'est un pari !
Te sens-tu privilégié d'être le seul français a produire a Kingston ?
Il y a beaucoup de gens qui passent mais peu ou pas qui restent. Je pense que je suis en train de gagner ma place petit a petit. Je me rendais pas compte de France de ce que représentait le reggae dans le monde et en venant ici, je vois qui vient le plus a Kingston. Les blancs que je croise sont allemands, japonais et italiens, c'est pratiquement tout. Les français se font rares en Jamaïque, on reste un pays a la bourre en matière de Reggae/Dancehall.
Ca fait quoi de voir Capleton débarquer dans son studio ?
Maintenant je vois vraiment ça comme un taf,. La première année j'aurais été super content, excite mais le studio c'est du boulot ! Cela dit avoir un gros artiste chez soi ça fait quand même super plaisir ; )
Un conseil pour ceux qui souhaiteraient venir en Jamaïque ?
Moi j'aime les endroits un peu guerriers, j'ai le goût du risque, la ou tu trouves des vrais gens, pas ceux qui vont te faire des sourires alors que tu les connais pas... Sinon y'a plein de jolis endroits en Jamaïque comme Long Bay etc. Moi je suis un Kingstonien, j'aime la city, tout se passe ici !!!!!
